Pour mesurer une réelle influence, il faut croiser plusieurs critères : volume de ventes, présence dans les médias, mais aussi capacité à faire débat ou à inscrire leurs concepts dans le langage courant.
Quelques essais contemporains et leur influence
| Titre |
Auteur(e) |
Année |
Ventes approx. |
Notion/répercussion |
| Le Capital au XXIe siècle |
Thomas Piketty |
2013 |
2,5 millions (monde) |
Fiscalité, patrimoine, inégalités |
| Retour à Reims |
Didier Eribon |
2009 |
+100 000 |
Transfuge de classe, mémoire ouvrière |
| Qui a tué mon père |
Édouard Louis |
2018 |
Plus de 100 000 |
Responsabilité politique, violence sociale |
| Sorcières |
Mona Chollet |
2018 |
Plus de 450 000 |
Féminisme, réinvention culturelle |
| Comment tout peut s’effondrer |
Pablo Servigne & Raphaël Stevens |
2015 |
Environ 100 000 |
Collapsologie, conscience écologique |
Des ouvrages comme “Sorcières” de Mona Chollet, désormais phénomène de librairie, illustrent ce pouvoir d’irrigation : le terme de “sorcière” revisité infuse à la fois le discours médiatique, les mouvements collectifs et le positionnement éditorial de collections entières. À l’inverse, certains essais font polémique sans toujours se diffuser massivement, mais leur présence dans l’espace public n’en est que plus aiguë. “Le Génie lesbien” d’Alice Coffin illustre ainsi la capacité d’un texte à faire éclater le débat — jusqu’à déchaîner l’ire, notamment à droite, et relancer une interrogation sur la place des minorités dans la création française.