Les romans à dimension sociale en France éclairent l’envers du décor de la société en mettant en scène les fractures économiques avec force et justesse. Miroirs des écarts sociaux, ils proposent des portraits vibrants de la pauvreté, de la richesse, mais aussi des aspirations, des humiliations et des résistances. Ces ouvrages utilisent des personnages incarnant la diversité sociale, des décors qui opposent banlieue et centre-ville, et des intrigues révélant les tensions entre classes. Portés par une plume attentive au détail humain, ils dénoncent l’injustice tout en rendant compte de la complexité des trajectoires individuelles et collectives. Les romans français tels que ceux de Didier Eribon, Édouard Louis ou Annie Ernaux, mettent ainsi en récit les mécanismes des privilèges comme des exclusions, et participent à une prise de conscience citoyenne sur la réalité et la permanence des inégalités économiques.