Si les œuvres citées ne prétendent pas à l’exhaustivité, elles dessinent un territoire littéraire essentiel pour comprendre non seulement la crise industrielle mais aussi l’évolution des mentalités, l’évolution des formes d’engagement, et la place accordée à la voix ouvrière. D’autres auteurs, comme Didier Eribon avec Retour à Reims (bien qu’ancré davantage dans la région champenoise), ou Édouard Louis avec En finir avec Eddy Bellegueule, complètent ce tableau par une approche autobiographique et sociologique.
Dans le Nord de la France, la désindustrialisation reste une réalité mouvante. Les romans sociaux y sont de précieux guides pour maintenir vivante une mémoire collective, susciter la réflexion et, peut-être, réinventer la solidarité. Ils invitent à se tenir à hauteur d’homme, à écouter, à comprendre – car raconter, c’est déjà lutter.